15 %. C’est le bond réalisé par les ventes de casques modulables en milieu urbain en cinq ans, selon les dernières statistiques de la Sécurité routière. Les modèles intégraux et jets, longtemps considérés comme incontournables, stagnent. La courbe du modulable, elle, grimpe sans détour, redessinant le paysage de l’équipement moto en ville.
La mise à jour des normes d’homologation en 2020 aurait pu ralentir la tendance. Il n’en a rien été. Les fabricants ont réagi au quart de tour, transformant leurs lignes de production pour accompagner la demande. Résultat : les habitudes des motards urbains évoluent, et le casque modulable s’impose comme le nouvel allié du quotidien.
Quels sont les différents types de casques moto et à qui s’adressent-ils ?
Sur le marché, trois grandes catégories dominent : intégral, jet et modulable. Chaque type répond à des usages et attentes distincts, selon la façon de rouler, l’exigence de protection ou le besoin de confort.
Le casque intégral séduit ceux qui placent la sécurité au sommet de leurs priorités. Il englobe la tête et le menton, assure une isolation efficace contre le bruit du vent et se distingue par son profil aérodynamique. Idéal sur voies rapides ou pour les trajets prolongés, il rassure lors des accélérations et protège du tumulte urbain.
Le jet joue la carte de l’ouverture et de la légèreté. Il plaît aux citadins, fidèles des scooters ou de petites motos, qui misent sur l’agilité et la simplicité. Ventilation maximale, port facile par forte chaleur, mais protection partielle : le menton reste exposé. À réserver aux déplacements courts ou aux adeptes du confort en ville.
Le modulable s’impose comme le trait d’union entre intégral et jet. Grâce à sa mentonnière basculante, il répond à plusieurs besoins à la fois. Le principe du casque modulaire est simple : relevez la mentonnière pour discuter ou faire une pause, rabaissez-la pour la sécurité sur route. Ce format séduit aussi bien les motards urbains que les grands rouleurs ou les professionnels qui s’arrêtent fréquemment. Porter des lunettes, être livreur ou devoir parler à l’arrêt : le modulable simplifie la vie.
Voici les critères à prendre en compte pour faire le bon choix :
- Le trajet, le niveau de confort attendu, la sécurité visée et le budget orientent la sélection du casque.
- Le modulable, en associant les atouts de l’intégral et du jet, a conquis les motards des villes.
Casque intégral, jet ou modulable : avantages, limites et usages en ville
Le casque intégral reste la référence quand la protection prime. Son enveloppe rigide englobe la tête et le menton pour limiter les risques en cas de chute. L’isolation phonique est appréciable, tout comme l’aérodynamisme pour les hautes vitesses. Son revers : moins de ventilation, manipulation parfois fastidieuse lors des arrêts, et une convivialité limitée, difficile de parler ou de s’hydrater sans tout enlever.
Le jet mise sur la légèreté et la liberté. Idéal pour circuler à allure modérée dans un trafic dense, il offre un large champ de vision et une sensation d’ouverture agréable, surtout aux feux rouges ou lors des arrêts répétés. La contrepartie reste la protection incomplète : le visage, le menton en particulier, demeure vulnérable.
Le modulable se distingue par sa capacité d’adaptation. Passer d’un mode fermé à un mode ouvert se fait en un geste. Les modèles les plus récents bénéficient d’une double homologation P/J, autorisant la conduite mentonnière ouverte ou fermée en règle. Les matériaux ont progressé : polycarbonate pour l’usage quotidien, fibres ou carbone pour gagner en poids et en confort. Côté compromis, le modulable pèse généralement un peu plus lourd et peut être un peu plus sonore qu’un intégral, mais il offre une souplesse unique pour les déplacements urbains, notamment pour ceux qui portent des lunettes ou s’arrêtent souvent. Les fabricants ajoutent désormais écrans solaires, antibuée, compatibilité Bluetooth et autres innovations pensées pour la ville.
Voici comment résumer les points clés de chaque type :
- L’intégral mise sur la sécurité, surtout sur les axes rapides.
- Le jet fait le pari du confort, au détriment de la protection du visage.
- Le modulable remporte la palme de la polyvalence, particulièrement en usage urbain.

Bien choisir son casque urbain : conseils pratiques pour trouver le modèle qui vous correspond
La popularité du casque modulable en ville s’explique par sa polyvalence, mais il existe de vraies différences entre les modèles. Avant tout, vérifiez l’homologation P/J, gage d’une utilisation légale mentonnière ouverte ou fermée. Repérez la présence de la norme ECE 22-05 ou sa version plus récente, la ECE 22-06, qui valide la résistance du casque, y compris lors d’impacts obliques.
L’ajustement est le point de départ : un casque doit entourer la tête sans la comprimer, mais sans flottement non plus. Privilégiez les mousses intérieures amovibles, synonymes de confort et d’entretien facile. Pour la matière, le polycarbonate constitue un choix fiable au quotidien, tandis que les fibres composites ou le carbone allègent le port lors de trajets plus longs. Les modèles récents se tournent parfois vers des matériaux recyclés, une alternative qui séduit les motards attentifs à leur impact environnemental.
Le système de fermeture a son importance : la boucle micrométrique simplifie les manipulations répétées, la jugulaire double-D rassure par son maintien. Pour la ville, pensez aussi à l’écran solaire intégré, à la compatibilité Bluetooth ou à la visière antibuée, des atouts concrets pour affronter les aléas urbains.
Enfin, la personnalisation n’est plus réservée aux seuls passionnés : les casques modulables existent dans un large éventail de styles et d’accessoires. L’essentiel reste de ne jamais sacrifier la sécurité ni l’ajustement à l’esthétique. Un casque bien choisi, c’est la sérénité au feu rouge comme sur le périphérique.
En ville, les priorités changent, mais l’exigence reste la même : rouler avec la tête protégée, libre… et bien dans son casque.

