Voici à quoi ressemble la dernière Clio

La cinquième génération de Clio n’a pas de changements radicaux. Ou est-ce ?

La Renault Clio occupe toujours une place majeure sur le marché automobile néerlandais. Toutes ses générations se sont imposées, mais la Clio IV a littéralement dominé les statistiques de vente, sans jamais faiblir. Même scénario en France, où la citadine truste les sommets du classement, une habitude nationale. Parmi ses atouts, un coffre généreux pour la catégorie, des motorisations fiables, une conception homogène. Derrière cette réussite, on trouve Laurens van den Acker, le designer qui a su donner à la Clio ses lignes séduisantes.

La cinquième génération, récemment dévoilée, porte encore la griffe de Van den Acker. Pas de révolution, et pour cause : pourquoi chambouler un modèle qui cartonne ? Déjà lors du restylage de 2016, Renault avait joué la carte de la prudence. Pourtant, quelques évolutions font leur apparition ici et là. Jetons un œil aux détails qui font évoluer la Clio sans jamais la trahir.

Les clichés ci-dessous illustrent la nouvelle Clio V en haut, la précédente Clio IV en bas.

Extérieur Le design reste familier, mais les détails trahissent un changement de génération. Jusqu’ici, la Clio faisait un peu figure d’exception dans la gamme Renault : ses feux de jour n’affichaient pas le fameux C lumineux, signature des Mégane, Talisman ou Koleos. La nouvelle Clio adopte enfin ces optiques, modifiant sensiblement sa face avant. À l’arrière, les feux conservent leur allure, mais gagnent en volume et adoptent davantage de LED, suivant la tendance actuelle.

Côté dimensions, la nouvelle mouture réserve quelques surprises. Le coffre, déjà remarquable auparavant, grimpe à 391 litres, soit 26 de plus que sur la IV. Pourtant, la Clio s’est raccourcie de 14 mm et abaissée de 30 mm. Renault a ainsi réussi à offrir davantage d’espace sans sacrifier la compacité, et a revu la banquette arrière pour plus d’aisance. C’est bien une toute nouvelle carrosserie, malgré une silhouette qui semble calquée sur la précédente. Mais une comparaison côte à côte révèle des ajustements subtils, preuve que la refonte ne se limite pas à un simple lifting.

Autre changement notable : l’ancienne ligne GT-Line s’efface au profit de la RS-Line, qui s’inspire de l’univers Renault Sport. Ce pack extérieur, disponible dès la Clio V, donne un style plus dynamique. À cela s’ajoute l’apparition, pour la première fois, d’une finition Initiale Paris, plus haut de gamme, pour ceux qui veulent un supplément de raffinement.

Intérieur L’habitacle, lui, évolue de façon beaucoup plus marquée. La Clio IV, sortie en 2013, affichait un intérieur fonctionnel mais vieillissant. La Clio V rebat complètement les cartes : elle intègre un écran tactile vertical, dans l’esprit de la Mégane, façon tablette insérée dans la console. Ce choix mise sur le côté pratique et une allure résolument contemporaine. Exit les compteurs analogiques : un large écran numérique fait désormais office d’instrumentation, personnalisable selon les besoins du conducteur. Le reste reste sobre, mais l’ensemble respire le neuf, avec une belle sensation de modernité retrouvée.

Ingénierie Nouvelle génération, nouvelle plateforme : la base technique évolue complètement, tout comme sur la précédente Clio. Le Captur, la Dacia Sandero ou le Nissan Juke partagent désormais ce socle. Côté moteurs, la liste n’est pas encore exhaustive, mais on sait déjà que l’hybridation légère est prévue. Le bloc trois cylindres 1,0 litre de 100 ch, déjà vu sous le capot de la Nissan Micra, fait son apparition, offrant plus de punch que l’ancien 0.9 TCe de 90 ch. D’autres motorisations suivront, dont un 1.2 TCe de 120 ch, soit un net gain de puissance par rapport à la génération précédente.

Regard final La nouvelle Clio donne l’impression de ne pas trop s’éloigner de la précédente, mais sous cette apparence familière, tout a été repensé. L’intérieur bouleverse les habitudes, et les évolutions techniques promettent de nouvelles sensations. Cette Clio garde la recette qui a fait son succès en Europe, tout en s’adaptant aux envies d’aujourd’hui. Entre fidélité au passé et audace maîtrisée, elle trace sa route, sans jamais s’endormir sur ses lauriers.