47 millions d’euros. Ce chiffre, brut et spectaculaire, n’est pas tiré d’un film à grand spectacle. C’est la réalité du paddock : Lewis Hamilton décroche cette année chez Mercedes une rémunération qui fait tourner toutes les têtes. Les chiffres, dévoilés par le Business Book GP, montrent l’ampleur du fossé entre les pilotes de Formule 1.
Chaque saison apporte son nouveau palmarès financier. Le Business Book GP ausculte à la loupe les salaires des pilotes, sans tricher ni gonfler la note avec les sponsors ou les bonus de performance. Ce qui compte ici, c’est la base annuelle, rien d’autre. Et le constat est saisissant : Hamilton domine outrageusement, déposant 47 millions d’euros sur son compte pour la saison 2020. Une somme qui en dit long sur l’aura du septuple champion du monde et sur le poids de la négociation en F1.
Quoi et combien d’argent est encore en jeu dans les GPS restants ?
Derrière Hamilton, la hiérarchie reste dure, avec deux pilotes qui voient aussi leur enveloppe dépasser la barre des 20 millions : Sebastian Vettel, qui referme son aventure chez Ferrari, percevant 35 millions d’euros, et Daniel Ricciardo qui signe chez Renault pour 20 millions. Max Verstappen, dont les performances chez Red Bull Racing forcent le respect, occupe la quatrième marche du podium avec 16 millions d’euros.
La bataille du milieu est tout aussi révélatrice. Valtteri Bottas (Mercedes) et Charles Leclerc (Ferrari) touchent chacun 9 millions d’euros, talonnés par Kimi Räikkönen (Alfa Romeo) à 6 millions. Parmi ceux qui visent la reconnaissance mais ne jouent pas les gros bras dans les négociations : Carlos Sainz (McLaren) avec 4,5 millions, Sergio Perez (Racing Point) avec 4 millions. À partir de là, la courbe dégringole vite et rappelle à quel point tous les pilotes ne sont pas logés à la même enseigne.
En bas du tableau, le contraste saute aux yeux. Antonio Giovinazzi, pour une saison complète chez Alfa Romeo, ne dépasse pas les 500 000 euros. Williams aligne George Russell et Nicholas Latifi, AlphaTauri compte Daniil Kvyat : tous bloqués à 750 000 euros. Ici, quitter la piste avec une grosse enveloppe relève de l’exception. L’envie de courir et la détermination comptent parfois plus que le montant sur le bulletin de salaire.
Pour donner une vision nette de cette disparité, voici la répartition précise des salaires en 2020 pour les pilotes de Formule 1 :
| Lewis Hamilton | Mercedes | €47 million |
| Sebastian Vettel | Ferrari | €35 million |
| Daniel Ricciardo | Renault | €20 million |
| Max Verstappen | Red Bull Racing | €16 million |
| Valtteri Bottas | Mercedes | €9 million |
| Charles Leclerc | Ferrari | €9 million |
| Kimi Raikkonen | Alfa Romeo | €6 million |
| Carlos Sainz | McLaren | €4,5 million |
| Sergio Perez | Racing Point | €4 million |
| Esteban Ocon | Renault | €4 million |
| Romain Grosjean | Haas | €2 million |
| Kevin Magnussen | Haas | €2 million |
| Alex Albon | Red Bull Racing | €2 million |
| Lando Norris | McLaren | €1,5 million |
| Lance Stroll | Racing Point | €1,5 million |
| Pierre Gasly | AlphaTauri | €1 million |
| Daniil Kvyat | AlphaTauri | €750 000 |
| George Russell | Williams | €750 000 |
| Nicholas Latifi | Williams | €750 000 |
| Antonio Giovinazzi | Alfa Romeo | €500 000 |
Cette F1 bicéphale ne laisse personne indifférent. D’un côté, une poignée d’as accumule des sommes faramineuses et négocie sa place au soleil. Au pied du podium financier, d’autres s’accrochent à leur baquet, bien décidés à écrire leur histoire, quitte à esquiver les projecteurs. La réalité des chiffres impose une évidence : la Formule 1 n’est pas seulement un sport de vitesse, c’est aussi la discipline où l’équilibre entre talent, habileté contractuelle et coup du sort peut tout déterminer. Lorsque le moteur rugit, certains pilotent vers l’éternité dorée, d’autres continuent à se battre pour être au départ, simplement pour ne pas quitter le circuit trop tôt.

